Portrait : Gerardo, chef à domicile italien à Paris

Chef à domicile italien à Paris, Gerardo vous fera déguster une cuisine italienne comme vous n'en avez jamais goûtée

Originaire de Naples, Gerardo a évolué toute sa vie dans la restauration et est un passionné comme on en rencontre peu. Sa cuisine est à la fois douce comme un poème et exigeante, avec des produits d’une qualité rare, qu’il prend soin de dénicher auprès des meilleurs producteurs italiens. Gerardo rêve d’ouvrir un jour son propre restaurant, en attendant, il vient chez vous faire chanter l’Italie et transmettre tout son amour pour la gastronomie italienne. Attention, pépite !

Chef à domicile italien à Paris, Gerardo vous fera déguster une cuisine italienne comme vous n'en avez jamais goûtée

Qui es-tu, d’où viens-tu ?

Je viens de la Costiera Sorrentina, exactement de Castellammare Di Stabia, dans la province de Naples. Je suis né là-bas. J’étais un grand passionné de foot, et surtout de l’équipe de ma ville, Naples, et de cuisine : j’ai toujours été passionné par ma maman en cuisine. Mon père qui occupait un haut poste dans l’aviation militaire, n’a pas laissé beaucoup de place aux passions que je pouvais avoir, il voulu que je suive des études plus terre-à-terre, il a pensé pour mon bien que je serais mieux dans des études techniques, informatiques, électroniques… Donc j’ai suivi ce cursus et en attendant, comme j’avais pas mal d’amis qui fréquentaient l’école hôtelière, je les rejoignais souvent et leur piquais leurs bouquins de l’école. Et l’été je travaillais dans la restauration. Une chose en entraînant une autre, j’ai travaillé pour le Club Med en tant que GO local dans la restauration. Avec mon équipe on a gagné un oscar (celui du Club Med !) à venir chercher à Paris. J’étais parti avec un sac, je devais rester une semaine. Là j’y ai rencontré celle qui est devenue la mère de mon premier fils, et complètement par hasard le patron d’un restaurant italien, qui m’a proposé de travailler, et j’ai accepté. Mes parents… forcément ça ne leur a pas beaucoup plu, mais j’étais majeur !

Ça c’était en 1990, ensuite j’ai travaillé successivement dans des restaurants italiens, puis au Grand Hotel Intercontinental à Opéra, au Ritz, au Crillon en tant que chef de rang, dans lesquels je me suis formé à l’œnologie, qui me passionne, à la restauration, la haute gastronomie…

En août 2005 le destin m’a emmené vers un nouveau challenge, le lancement et la réorganisation du département Restauration d’une structure hôtelière 5 étoiles (inoubliable!!!)  au Sud de l’Italie, tout au Sud … Calabre… Là-bas j’ai rencontré Valeria, qui est aujourd’hui la maman de mon petit ange de 14 mois. Elle m’a toujours soutenu et poussé à continuer, et cela m’a permis de pouvoir encore plus m’améliorer, rechercher, découvrir, étudier la tradition de l’art culinaire, les chefs d’oeuvre et ses saveurs, et les interpréter selon ma conception, créer ma propre cuisine, celle du plaisir.

Tes premiers souvenirs de cuisine ?

C’est la cuisine de ma mère. Quand je faisais mes devoirs, elle ne devinait pas que je la regardais préparer nos repas. Les souvenirs de la bouffe c’est ceux-là qu’on n’oublie jamais. J’ai quitté l’Italie et ne peux donc pas voir ma mère tous les jours, mais avec la cuisine j’ai toujours un peu d’elle à côté de moi, pour toujours.

La cuisine c’est mon métier, mais c’est aussi une passion, qui continue toujours de grandir en moi.

 

Qu’est-ce qui te manque de l’Italie ?

La France pour moi ce n’est pas une contrainte. Petit, je rêvais de Paris, mais j’y suis arrivé un peu par hasard, c’est le vent qui m’a porté ici. Je ne me sens pas immigré ici, je veux dire, je suis ici comme chez moi, c’est ma maison.

J’ai eu l’occasion de retourner en Italie quelques années pour une opportunité professionnelle, j’ai travaillé un peu à l’étranger aussi, en Angleterre, en Suisse… mais pour moi l’Italie c’est mes racines. Et pour moi l’Italie c’est un vrai bijou, à qui on ne donne pas assez la possibilité de briller. D’ailleurs, en Italie il y a plus de fromages qu’en France, mais on ne le sait pas !

 

Tes premières impressions en arrivant en France ?

Ce n’était pas un gros choc en fait. J’ai cherché ce que j’avais vu à la télé mais je ne l’ai pas trouvé ! Je suis allé directement à Opéra, je suis allé voir la Bourse et après je suis allé découvrir un peu tout Paris. N’importe où où j’ai pu aller, je me suis toujours senti chez moi.

 

Qu’est-ce qui te plait en France, et qu’est-ce que tu trouves plus difficile ?

Ici tout est réglo. L’administration, l’organisation, la santé, tout est carré. Si tu veux rester en France il faut aimer être dans un carré. Et j’aime cette organisation.

 

Revenons à la cuisine, est-ce que tu cuisines tous les jours ?

Oui ! Surtout de la cuisine italienne. Mon gros défaut c’est que je n’aime pas regarder les recettes. Je fais à mon goût ! Pour moi, les recettes, ce sont d’abord des bonnes idées. A la maison j’ai un petit garçon, je prends plaisir à lui faire découvrir des saveurs, je lui fais goûter plein de choses. Hier soir par exemple, il mangeait ma crème de pois chiches, sans les gambas, et la veille, le « râgout du dimanche ». Pour moi c’est important qu’il grandisse avec des bonnes saveurs.

La crème de pois-chiche servie en entrée avec une brochette terre&mer. Un délice !

Quels sont tes plats favoris ?

J’aime manger les bucatini à la tomate cerise fraiche. C’est mon plat préféré, celui que je mangeais quand je revenais de l’école. Dans l’absolu, c’est ce plat. Sinon les pasta e fagioni, un plat typique italien de pâtes Ditali et de haricots rouges.

L’ingrédient dont tu ne pourrais pas te passer ?

Les pâtes.

Et le basilic.

Mais je crois que je fromage et la charcuterie me passionnent encore plus. La charcuterie d’ailleurs, je la fais préparer, avec la collaboration de ma belle-mère en Italie par des artisans locaux : on achète des cochons et on fait transformer la viande en charcuteries authentiques qu’on ne pourra jamais trouver ici.

 

Qu’est-ce qui te motive dans l’idée d’aller cuisiner chez des particuliers ?

De faire de mon plaisir le plaisir des autres. Je suis heureux quand quelqu’un est heureux de ce que je lui ai fait manger. De par mon métier de directeur de la restauration, j’ai toujours fait apporter des plats qui étaient préparés par d’autres chefs ; aujourd’hui c’est ma cuisine que je veux servir.  J’ai toujours rêvé d’avoir mon propre restaurant, avec 25-30 couverts, un espace qui serait très convivial. Un jour peut-être !

 

Si tu étais client AnotherChef, quel plat choisirais-tu?

Au-delà de la cuisine italienne, je n’ai pas de préférence. J’aime la cuisine japonaise pour sa précision, son dressage, mais je suis ouvert à tout.

Gerardo propose ses services de chef à domicile à Paris et en région parisienne. Il intervient dans Paris ou en petite couronne : Charenton le Pont, Issy les Moulineaux, Versailles, Courbevoie, Boulogne-Billancourt, Asnières… Les amoureux de cuisine italienne pourront sûrement dire qu’elle ne leur a jamais parue aussi bonne ! Pour réserver les menus de Gerardo, rendez-vous sur notre site. Un plat que vous adorez ne figure pas sur le site ? N’hésitez pas à nous faire part de votre demande à cette adresse : contact@anotherchef.com.

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